Les croyances limitatives de Simon

Nous vivons dans un univers contrôlé par nos croyances. Malheureusement, le nombre de choses que nous n’accompliront jamais dans la vie est directement proportionnel à la quantité de croyances limitatives que nous avons en nous. Une croyance limitative est une idée qui réside dans notre subconscient et qui fait surface lorsque nous devons prendre une décision ou agir sur une idée. Une croyance limitative, ou conviction, transformera nos décisions en : « je ne suis pas capable » « je ne réussirai pas » « je ne suis pas assez bon ».

Personne ne peut s’en sauver, tout le monde on en eux des centaines des croyances limitatives. La plus part du temps, derrière chacunes de nos excuses se cachent nos croyances limitatives.

Les croyances limitatives de Simon

Voici l’histoire d’un ami et ses croyances limitatives.

Simon me parlait d’une idée qu’il avait eu pour un projet sur internet. Il s’agissait de créer un site internet à saveur « réseau social » qui aurait le potentiel d’attirer beaucoup de visiteurs.

Je lui ai demandé combien d’argent devait-il investir pour se lancer dans ce projet. Simon m’a dit qu’il pourrait construire le site internet lui-même et que la seule ressource dont il a vraiment besoin, c’est le temps. Il travaille à temps plein et a une famille, il est donc assez limité dans le temps.

Simon m’expliquait que ça serait un projet de grande envergure et difficile à réaliser. Je lui ai demandé si son but était de générer des profits, et si oui, comment allait-il le faire?

Il m’expliquait que le but était tout d’abord de travailler sur un projet qui le passionne. Son deuxième objectif serait de générer des profits. Ces profits seraient pour lui une source de revenu passif. Il pourrait donc utiliser ces profits pour faire des voyages en famille, prendre plus de congés et même faire des investissements. Toutes des choses qui ne pourrait se permettre avec seulement son salaire.

Simon m’a expliqué son plan pour réaliser des profits. Je trouvais ses idées très bonnes.

Je lui répond « Pas mal, pas mal! Je crois que c’est une excellente idée! Le projet semble très intéressant.»

Je pouvais voir que Simon avait les yeux pétillants, comme s’il se voyait 2 ans plus tard avec un projet terminé et des profits qui gonflent ses poches.

Au même moment, je me demandais pourquoi Simon n’avait-il encore rien fait pour débuter le projet. Il y a 4 mois, il m’avait parlé d’un projet semblable qu’il avait en tête.

Alors je lui ai demandé : « Est-ce la même idée dont tu m’avais parlé il y a 4 mois? »

Il me dit : « Oui! C’est bien celle là. »

Je lui ai donc posé cette question : « Pourquoi n’as-tu encore rien fait ? »

Je crois que c’est à se moment que Simon est sortit des nuages et a fait face à face avec la réalité. J’ai vu le visage de Simon changer.

Il m’a donné plusieurs raisons et elles étaient toutes valables. Mais elles avaient toutes quelque chose en commun.

Des excuses. Chaque raison était une excuse.

Les convictions

Je lui ai expliqué que nous avons toujours deux petites voix intérieures qui nous parlent lorsqu’on doit prendre des décisions. Il y a celle qui dit: “Wow, penses à tout ce que ça pourrait t’apporter. Imagine le sentiment de satisfaction que tu aurais de réaliser un projet aussi passionnant.” Et il y a l’autre voix qui dit: “Bin non voyons, imagine tout le travail que tu vas devoir faire pour accomplir tout ça. Oublie ça, tu perds ton temps. Ce n’est pas pour toi.”.

C’était évident, chaque fois qu’il décidait de démarrer son projet, Simon revenait inconsciemment aux mêmes conclusions depuis 4 mois. Ses convictions limitatives l’empêchaient de commencer.

Nous avons discuté un peu et nous avons établit une liste des croyances limitatives de Simon. Voici le programme qui se répètait dans la tête de Simon:

  • Voyons Simon, tu le sais bien que tu n’as pas les ressources et le temps pour faire ce projet.
  • Et si ça ne fonctionne pas? Tu vas avoir perdu tout ce temps pour rien?
  • Simon, imagine si ça fonctionnait. Imagine le succès que ça pourrait t’apporter. Mais est-ce vraiment ça que tu veux? Laisser ta famille derrière pour faire des voyages d’affaires et dîner avec tes amis entrepreneurs. Voyons, arrête de te faire des illusions, tu ne peux pas faire ça. C’est impossible.
  • Simon, réfléchit un peu. Tu n’es pas fait pour ce genre de chose. Laisse ça aux vrais entrepreneurs.
  • Tu as déjà un bon emploi payant, pourquoi voudrais-tu travailler durant tes temps libres? Les temps libres sont faits pour se reposer et se divertir non?

Simon n’avait jamais réalisé que ses idées se répètaient sans cesse dans sa tête. Il réalise que le projet n’est pas vraiment ce qui lui fait peur, mais plutôt les résultats, les conséquences. La priorité de Simon est la famille. Il a peur d’empiéter sur le temps familiale avec ses projets. Il a peur du changement et de se faire juger de ses pairs. Il ne veut pas perdre son précieux temps.

Je lui ai expliqué qu’il n’a pas besoin d’avoir peur de changer. Changer pour le mieux c’est de grandir et de devenir le meilleur de nous même. Nous n’avons pas besoin de transformer toute notre vie. Tout ce passe à l’intérieur, et de plus, ça a un effet positif sur tous les gens qui nous entourent.

Pour de ce qui est du temps, je lui ai dit que c’est en travaillant qu’il va s’ajuster et trouver du temps libre pour ses projets. Ce n’est pas facile, mais qui a dit que les beaux projets étaient faciles à gérer? Le plus difficile, c’est de commencer.

J’ai dit à Simon : « Imagine si tu ne fais jamais rien. Ton projet restera un rêve pour toujours. Une simple inspiration perdue dans ta mémoire. »

Finalement, je lui ai dit: “N’ai surtout pas peur de l’échec. N’ai pas peur de perdre ton temps, chaque expérience vaut quelque chose. Après chaque échec, on se relève et on continue.”

Thomas Watson était président de la compagnie IBM, et son meilleur conseil pour les entrepreneurs était: “Si tu veux atteindre le succès plus rapidement, c’est simple: double le rythme de tes échecs. Si tu crois que l’échec est l’ennemi du succès, tu te trompes.”

Je pouvais comprendre comment Simon se sentait car comme tout le monde, j’avais moi aussi eu à me librérer de mes croyances limitatives pour atteindre certains objectifs. C’est probablement quelque chose que nous allons devoir faire toute notre vie si on veut avancer. Ces croyances limitatives peuvent venir de notre éducation, de films et même de nos amis. Elles sont toujours là, jusqu’à ce qu’on les découvre et les élimine.

2 Replies to “Les croyances limitatives de Simon”

  1. On est trop souvent notre premier frein à notre progression et ce n’est pas évident d’éviter cela.

    J’ai ce genre de problèmes mais je me soigne et au fur et à mesure j’avance. Un petit proverbe me plaît beaucoup à ce sujet:
    “Qui veut faire quelquechose trouve un moyen, Qui ne veut rien faire trouve une excuse”.

    J’ai ce proverbe afficher sur le mur de mon bureau et ça m’aide parfois à me dire: “T’es encore en train de te berner tout seul avec des excuses bidons! Oublie ça et avance!”

    1. Merci Alex pour ton commentaire. Ahhh les “excuses”. Elles sont le poison des gens gagnants. Il faut les reconnaitre et les éliminer même si ce n’est pas toujours facile.

      Christian

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